{"id":129,"date":"2019-02-06T15:33:48","date_gmt":"2019-02-06T20:33:48","guid":{"rendered":"https:\/\/w3uqocacyberpsy.wordpress.com\/?page_id=129"},"modified":"2021-09-02T14:35:06","modified_gmt":"2021-09-02T14:35:06","slug":"cybermalaises","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/cyberpsy.uqo.ca\/index.php\/cybermalaises\/","title":{"rendered":"Cybermalaises"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\" style=\"text-align:right\"><a href=\"https:\/\/cyberpsy.uqo.ca\/\">Accueil<\/a> | <a href=\"https:\/\/cyberpsy.uqo.ca\/index.php\/cybersickness\/ \">English<\/a> <\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">D\u00e9finition<\/h5>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-gallery columns-3 is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex\"><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"600\" src=\"https:\/\/cyberpsy.uqo.ca\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/PTSD_car_autorouge.jpg\" alt=\"\" data-id=\"718\" data-link=\"https:\/\/cyberpsy.uqo.ca\/index.php\/les-projets-de-recherches\/ptsd_car_autorouge\/\" class=\"wp-image-718\" srcset=\"https:\/\/cyberpsy.uqo.ca\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/PTSD_car_autorouge.jpg 800w, https:\/\/cyberpsy.uqo.ca\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/PTSD_car_autorouge-300x225.jpg 300w, https:\/\/cyberpsy.uqo.ca\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/PTSD_car_autorouge-768x576.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 706px) 89vw, (max-width: 767px) 82vw, 740px\" \/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"600\" src=\"https:\/\/cyberpsy.uqo.ca\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/VRPlayer-2015-04-09-08-48-40-82.jpg\" alt=\"\" data-id=\"732\" data-link=\"https:\/\/cyberpsy.uqo.ca\/vrplayer-2015-04-09-08-48-40-82\/\" class=\"wp-image-732\" srcset=\"https:\/\/cyberpsy.uqo.ca\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/VRPlayer-2015-04-09-08-48-40-82.jpg 800w, https:\/\/cyberpsy.uqo.ca\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/VRPlayer-2015-04-09-08-48-40-82-300x225.jpg 300w, https:\/\/cyberpsy.uqo.ca\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/VRPlayer-2015-04-09-08-48-40-82-768x576.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 706px) 89vw, (max-width: 767px) 82vw, 740px\" \/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/cyberpsy.uqo.ca\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/screen_tag_chambre_02-1024x768.jpg\" alt=\"\" data-id=\"713\" data-link=\"https:\/\/cyberpsy.uqo.ca\/index.php\/les-projets-de-recherches\/screen_tag_chambre_02\/\" class=\"wp-image-713\" srcset=\"https:\/\/cyberpsy.uqo.ca\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/screen_tag_chambre_02-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/cyberpsy.uqo.ca\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/screen_tag_chambre_02-300x225.jpg 300w, https:\/\/cyberpsy.uqo.ca\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/screen_tag_chambre_02-768x576.jpg 768w, https:\/\/cyberpsy.uqo.ca\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/screen_tag_chambre_02.jpg 1254w\" sizes=\"auto, (max-width: 706px) 89vw, (max-width: 767px) 82vw, 740px\" \/><\/figure><\/li><\/ul>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\">Les cybermalaises s\u2019apparentent aux malaises dus au mal des transports (\u00ab motion sickness \u00bb) et se produisent pendant ou suite \u00e0 l\u2019immersion virtuelle. On croit qu\u2019ils proviennent surtout d\u2019un conflit entre trois syst\u00e8mes sensoriels: visuel, vestibulaire et  proprioceptif. Les yeux per\u00e7oivent un mouvement, qui peut \u00eatre d\u00e9cal\u00e9 de quelques millisecondes avec ce qui per\u00e7u par le syst\u00e8me vestibulaire, alors que le reste du corps ne se d\u00e9place presque pas (Stanney, Kennedy, &amp; Kingdon, 2002). Les  cybermalaises peuvent aussi \u00eatre caus\u00e9s par le port d\u2019\u00e9quipement (p. ex. lourdeur du casque, \u00e9cran pr\u00e8s des yeux). Lawson,  Graeber, Mead et Muth (2002) ajoutent la possibilit\u00e9 que ces effets secondaires soient aussi reli\u00e9s au Syndrome de sopite (grande fatigue due aux mouvements).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\">Selon Kennedy, Lane, Berbaum, et Lilienthal (1993), les effets secondaires temporaires associ\u00e9s aux cybermalaises se divisent en trois classes de sympt\u00f4mes \u00e9tant reli\u00e9s aux conflits sensoriels et au port de l\u2019\u00e9quipement: (1) les <strong>probl\u00e8mes oculaires<\/strong> (fatigue des yeux, vision embrouill\u00e9e, maux de t\u00eate), (2) la <strong>d\u00e9sorientation&nbsp;<\/strong>(vertige, d\u00e9s\u00e9quilibre) et (3) les <strong>naus\u00e9es<\/strong>(vomissements, \u00e9tourdissements). Les probl\u00e8mes oculaires s\u2019apparentent \u00e0 l\u2019\u00e9coute \u00e0 proximit\u00e9 d\u2019un t\u00e9l\u00e9viseur et ils sont surtout caus\u00e9s par  le port du casque virtuel. Les naus\u00e9es et les probl\u00e8mes   de d\u00e9sorientation sont temporaires et ils sont surtout caus\u00e9s  par le conflit sensoriel. Les sympt\u00f4mes peuvent se comparer \u00e0 la lecture dans une automobile.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\">D\u2019autres sympt\u00f4mes pouvant \u00eatre ressentis pendant ou suite \u00e0 une immersion virtuelle : de l\u2019inconfort g\u00e9n\u00e9ral, la difficult\u00e9 \u00e0 faire le focus, l\u2019augmentation de la salivation, la transpiration, l\u2019impression de lourdeur dans la t\u00eate, conscience de l\u2019estomac et les rots. Lawson et al. (2002) ajoutent une quatri\u00e8me classe de sympt\u00f4mes \u00e9tant reli\u00e9e au Syndrome de sopite. Le Syndrome de sopite se d\u00e9crit comme \u00e9tant un mal des transports se manifestant uniquement par des signes de fatigue (difficult\u00e9 de se concentrer ou de faire des efforts, l\u2019apathie, les sensations de grande fatigue, de faiblesse, de lourdeur, etc.). Ce syndrome est possiblement caus\u00e9 par le syst\u00e8me vestibulaire. Lawson et al. (2002) cite une \u00e9tude dans les ann\u00e9es soixante, effectu\u00e9e par Graybiel et ses collaborateurs, qui d\u00e9montre cette possibilit\u00e9 car les participants restreignaient intentionnellement leurs mouvements de t\u00eate m\u00eame apr\u00e8s la cessation des naus\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\">De plus, les participants en sant\u00e9 ont \u00e9t\u00e9 expos\u00e9s pendant deux jours dans une chambre tournante ont ressenti des \u00e9vidences de fatigue et d\u2019apathie, m\u00eame \u00e0 un niveau faible de rotation (1.71 \u00e0 3.82 tours par minutes) alors que les participants du groupe contr\u00f4le ayant perdu leur fonction vestibulaire ne ressentaient pas ces sympt\u00f4mes sous les m\u00eames conditions.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\">Les cybermalaises ne repr\u00e9sentent pas une maladie mais plut\u00f4t une r\u00e9ponse physiologique normale \u00e0 la pr\u00e9sence d\u2019un stimulus inhabituel. Sur le plan sensoriel, les cybermalaises sont communs en r\u00e9alit\u00e9 virtuelle : 50% \u00e0 100% ressentent des \u00e9tourdissements et de 20% \u00e0 60% ressentent des sympt\u00f4mes abdominaux quelconques (Lawson et al., 2002). La fr\u00e9quence des  autres sympt\u00f4mes est moins document\u00e9e mais il semblerait que les probl\u00e8mes oculo-moteurs soient pr\u00e9dominants dans la r\u00e9ponse de l\u2019humain dans un environnement virtuel en mouvement (Lawson et al., 2002). L\u2019intensit\u00e9 des cybermalaises varie toutefois beaucoup d\u2019une personne \u00e0 une autre.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\">Au moins 60% des utilisateurs d\u2019environnements virtuels rapportent avoir ressentis des cybermalaises lors d\u2019une premi\u00e8re immersion. La proportion d\u2019individus qui ressentent des effets secondaires s\u00e9v\u00e8res et \u00e0 long terme est semblable \u00e0 la proportion d\u2019individus \u00e9tant plus sensibles aux malaises dus au d\u00e9placement. Environ 5% des utilisateurs en r\u00e9alit\u00e9 virtuelle ressentent des sympt\u00f4mes s\u00e9v\u00e8res tandis qu\u2019un autre 5% des utilisateurs ne ressentent aucun effet secondaire.<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Syst\u00e8mes sensoriel<\/strong>s<\/h5>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\"><strong>Structure de l&#8217;oreille interne:<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\">L\u2019oreille interne est aussi appel\u00e9e labyrinthe, \u00e9tant donn\u00e9e sa forme compliqu\u00e9e (Marieb &amp; Laurendeau, 1993). Elle comprend deux grandes divisions : le labyrinthe osseux et le labyrinthe  membraneux :<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\">1- Le <strong>labyrinthe osseux <\/strong>(Figure 1) est un syst\u00e8me de canaux comprenant <strong>trois r\u00e9gions<\/strong> : le vestibule, la cochl\u00e9e et les canaux  semi-circulaires.  Le <strong>vestibule <\/strong>est la cavit\u00e9 ovo\u00efde situ\u00e9e au centre du labyrinthe osseux (entre la cochl\u00e9e et les canaux semi-circulaires). Ce petit organe sensoriel permet de d\u00e9tecter les mouvements de rotation et de translation de la t\u00eate et g\u00e9n\u00e8re un signal de r\u00e9ponse correspondant. Le vestibule travaille conjointement avec les otolithes et les canaux semi-circulaires contribuant \u00e0 l\u2019\u00e9quilibre. La <strong>cochl\u00e9e<\/strong> est une cavit\u00e9 osseuse spiral\u00e9e (lima\u00e7on) et elle na\u00eet de la partie ant\u00e9rieure du vestibule. Sa structure joue un r\u00f4le principal dans la perception du son. Les <strong>canaux semi-circulaires <\/strong>sont issus de la partie post\u00e9rieure du  vestibule et ils se divisent en trois sections : le canal semi-circulaire  ant\u00e9rieur, post\u00e9rieur et lat\u00e9ral. Chaque canal contient un conduit semi-circulaire membraneux. Ces conduits portent chacun une extr\u00e9mit\u00e9 renfl\u00e9e appel\u00e9e ampoule qui abrite la cr\u00eate ampullaire, un r\u00e9cepteur de l\u2019\u00e9quilibre qui r\u00e9agit aux mouvements angulaires de la t\u00eate. <\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/cyberpsy.uqo.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Labyrinthe-osseux.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-915\" width=\"213\" height=\"299\" srcset=\"https:\/\/cyberpsy.uqo.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Labyrinthe-osseux.png 310w, https:\/\/cyberpsy.uqo.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Labyrinthe-osseux-213x300.png 213w\" sizes=\"auto, (max-width: 213px) 100vw, 213px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\"> 2- Le <strong>labyrinthe membraneux <\/strong>(Figure 2) est un r\u00e9seau de v\u00e9sicules  et de conduits membraneux log\u00e9 dans le labyrinthe osseux. Deux organes otolithes, le saccule et l\u2019utricule (v\u00e9sicules), abritent les r\u00e9cepteurs de l\u2019\u00e9quilibre, qui r\u00e9agissent \u00e0 la gravit\u00e9 et encodent les changements de position de la t\u00eate (Marieb &amp; Laurendeau, 1993).   <\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/cyberpsy.uqo.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Labyrinthe-membraneux.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-917\" width=\"376\" height=\"247\" srcset=\"https:\/\/cyberpsy.uqo.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Labyrinthe-membraneux.png 898w, https:\/\/cyberpsy.uqo.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Labyrinthe-membraneux-300x197.png 300w, https:\/\/cyberpsy.uqo.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Labyrinthe-membraneux-768x505.png 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 376px) 100vw, 376px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Le syst\u00e8me vestibulaire et l&#8217;immersion virtuelle<\/h5>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\">Des effets secondaires peuvent \u00eatre ressentis suite \u00e0 l\u2019exposition en r\u00e9alit\u00e9 virtuelle tels que : de la fatigue, de l\u2019inconfort, des naus\u00e9es, des maux de t\u00eate, de la fatigue des yeux, etc. Le syst\u00e8me vestibulaire est possiblement impliqu\u00e9 dans plusieurs de ces exp\u00e9riences. La stimulation du syst\u00e8me vestibulaire peut affecter une vari\u00e9t\u00e9 de comportements (Stoffrengen, Draper, Kennedy, &amp; Compton, 2002) : <br> <br><strong>a) Stabilisation du regard&nbsp;<\/strong>\u00ab gaze stabilization \u00bb. Afin de maintenir une bonne vision, les yeux doivent \u00eatre stabilis\u00e9s en rapport avec l\u2019objet regard\u00e9. La stabilisation des yeux en lien avec l\u2019environnement illumin\u00e9 a besoin d\u2019information sur la position de la t\u00eate dans l\u2019environnement; le syst\u00e8me vestibulaire offre cette information. On parle ici souvent de r\u00e9flexe vestibulo-oculaire. Lorsque la t\u00eate commence \u00e0 bouger dans une direction quelconque, le syst\u00e8me vestibulaire ressent le mouvement et envoie de l\u2019information directement au syst\u00e8me oculo-moteur (visuel).  Lors de mouvements de la t\u00eate durant une immersion en r\u00e9alit\u00e9 virtuelle, il se produit un l\u00e9ger retard entre les d\u00e9placements per\u00e7us par le syst\u00e8me vestibulaire et l\u2019information visuelle correspondante transmise par l\u2019ordinateur. Ce d\u00e9lai pourrait causer des naus\u00e9es et de la d\u00e9sorientation car il traduit (faussement) un signe de dysfonction du m\u00e9canisme de stabilisation du regard.  <br><br><strong>b) Contr\u00f4le et \u00e9quilibre<\/strong>. Le vestibule est connu pour influencer le contr\u00f4le de la posture et de l\u2019\u00e9quilibre. Au m\u00eame temps, la posture et l\u2019\u00e9quilibre sont tr\u00e8s influenc\u00e9s par la stimulation des autres syst\u00e8mes sensoriels tels que la vision, l\u2019audition et le toucher, ceux-ci n\u2019\u00e9tant pas directement influenc\u00e9s par le syst\u00e8me vestibulaire. Lors d\u2019une immersion virtuelle, le vestibule et les autres syst\u00e8mes sensoriels sont directement stimul\u00e9s par l\u2019environnement virtuel. Cette interaction entre le vestibule et les autres syst\u00e8mes sensoriels ne concorde pas parfaitement dans un environnement virtuel (p.ex. qualit\u00e9 de l\u2019image, retard entre l\u2019image et le mouvement de la t\u00eate) et cela peut causer des cybermalaises.<br><br><strong>c) Coordination \u00abmain-\u0153il\u00bb<\/strong>. On a souvent tendance \u00e0 pointer des objets hors de notre port\u00e9e. Dans ces situations, le comportement de pointer n\u2019est pas v\u00e9rifi\u00e9 par le toucher directement, mais il doit \u00eatre v\u00e9rifi\u00e9 par d\u2019autres types de stimulations (p. ex. la vision). La pr\u00e9cision de la vision guid\u00e9e fluctue en fonction des changements dans les syst\u00e8mes sensoriels et vestibulaire ainsi que dans les interactions entre eux. Dans un environnement virtuel, les changements dans l\u2019adaptation vestibulaire produisent souvent une erreur \u00e0 ce niveau et causent des effets secondaires <br><br><strong>d) Autres influences<\/strong>. Le syst\u00e8me vestibulaire peut aussi influencer directement ou indirectement certaines fonctions autonomes (p. ex. les r\u00e9flexes vaso-moteurs, cardiaques, gastro-intestinaux et respiratoires) cr\u00e9ant ainsi diverses sensations physiologiques. Les probl\u00e8mes vestibulaires pourraient donc influencer le d\u00e9veloppement de troubles comme le trouble panique.<br><\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Le syst\u00e8me visuel<\/h5>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\">Les humains poss\u00e8dent une vision binoculaire qui se d\u00e9finit comme \u00e9tant une formation simultan\u00e9e de deux images d\u2019un m\u00eame objet sur la r\u00e9tine des deux yeux. Comme les deux yeux sont plac\u00e9s \u00e0 l\u2019avant du cr\u00e2ne et regardent \u00e0 peu pr\u00e8s dans la m\u00eame direction, leurs champs visuels se chevauchent consid\u00e9rablement mais ils captent les images sous un angle un peu diff\u00e9rent. La vision binoculaire fournit un champ visuel r\u00e9duit, toutefois elle permet la vision st\u00e9r\u00e9oscopique, ce qui permet d\u2019\u00e9valuer les distances et de situer les objets dans l\u2019espace lorsqu\u2019ils sont pr\u00e8s. La vision st\u00e9r\u00e9oscopique n\u00e9cessite une coordination des deux yeux et une convergence pr\u00e9cise sur les objets. L\u2019accommodation de l\u2019\u0153il qui focalise sur un objet et la vergence des yeux pour fixer cet objet lorsqu\u2019il se trouve \u00e0 moins de trois m\u00e8tres permet de percevoir \u00e0 quelle distance l\u2019objet se trouve. \u00c0 plus de trois m\u00e8tres de distance, le ph\u00e9nom\u00e8ne de vergence n\u2019est plus affect\u00e9 car les deux yeux regardent directement vers l\u2019avant (May &amp; Badcock, 2002). <\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Syst\u00e8me visuel et immersion virtuelle<\/h5>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\">En immersion virtuelle, les probl\u00e8mes oculaires sont, en partie, dus au fait que la personne porte un casque et que l\u2019\u00e9cran se trouve pr\u00e8s des yeux. Ces cons\u00e9quences sont temporaires et sont comparables \u00e0 quelqu\u2019un qui regarde la t\u00e9l\u00e9vision de pr\u00e8s. Par contre, l\u2019\u0153il s\u2019adapte rapidement et les casques de r\u00e9alit\u00e9 virtuelle sont d\u00e9velopp\u00e9s afin de minimiser ce ph\u00e9nom\u00e8ne.&nbsp;Il est toutefois recommand\u00e9 de limiter la dur\u00e9e de l\u2019exposition virtuelle \u00e0 20 ou 30 minutes, puis de prendre une pause avant de poursuivre la rencontre. Les cybermalaises peuvent aussi \u00eatre caus\u00e9s par le retard entre l\u2019image projet\u00e9e dans le casque virtuel et le mouvement de la personne immerg\u00e9e. Ce d\u00e9lai affecte la coordination des deux yeux qui doivent se r\u00e9adapter. Lorsqu\u2019il y a un conflit entre l\u2019accommodation et la vergence des yeux, cela peut cr\u00e9er des effets secondaires. En r\u00e9alit\u00e9 virtuelle, le casque virtuel peut \u00eatre muni d\u2019un syst\u00e8me monoscopique (casque bi-oculaire) ou st\u00e9r\u00e9oscopique (casque binoculaire) (Wann &amp; Mon-Williams, 2002) :<br><br><strong>a) Syst\u00e8me monoscopique<\/strong>&nbsp;: le syst\u00e8me monoscopique signifie que les deux yeux per\u00e7oivent la m\u00eame image, ce qui donne une impression de type \u00ab 2 dimensions \u00bb. L\u2019image de l\u2019environnement virtuel projet\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9cran semble moins r\u00e9aliste mais elle ne risque pas de provoquer de stress visuel. Il est possible qu\u2019un casque virtuel bi-oculaire am\u00e8ne des changements dans le syst\u00e8me visuel mais cela n\u00e9cessite un syst\u00e8me avec une qualit\u00e9 optique pauvre et des capteurs de position \u00e0 faible performance.<br><br><strong>b) Syst\u00e8me st\u00e9r\u00e9oscopique<\/strong>&nbsp;: le syst\u00e8me st\u00e9r\u00e9oscopique permet de projeter une image diff\u00e9rente pour chaque \u0153il, ce qui donne l\u2019impression \u00ab 3 dimensions \u00bb. Le potentiel de cybermalaises est plus probable avec l\u2019utilisation d\u2019un casque st\u00e9r\u00e9oscopique binoculaire car les yeux doivent faire encore plus d\u2019effort pour se coordonner et s\u2019adapter. Les ph\u00e9nom\u00e8nes de vergence et d\u2019accommodation pour \u00e9valuer la distance sont les m\u00eames \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019un environnement virtuel. Les efforts effectu\u00e9s par les yeux peuvent causer des \u00e9tourdissements, mal de c\u0153ur ou de t\u00eate, etc., particuli\u00e8rement lorsqu\u2019on se d\u00e9place dans l\u2019environnement virtuel et qu\u2019il y a un d\u00e9lai entre l\u2019image et les mouvements. L\u2019utilisation d\u2019un \u00e9cran st\u00e9r\u00e9oscopique peut aussi provoquer un stress visuel car tout changement minime de la position du casque sur la t\u00eate peut cr\u00e9er un changement important au niveau de l\u2019angle du regard.<br><br>Un autre domaine des plus \u00e9tudi\u00e9s du syst\u00e8me visuel en r\u00e9alit\u00e9 virtuelle concerne la relation entre les cybermalaises, la vection, les probl\u00e8mes posturaux et autres effets secondaires perceptuo-moteurs. La vection repr\u00e9sente l\u2019illusion de d\u00e9placement induite par des images en mouvement. En terme de vection, comme pour les stimuli en mouvement, les champs visuels en mouvement peuvent causer un inconfort significatif lorsqu\u2019un individu regarde d\u2019une position stationnaire (p. ex. regarder un film au IMAX) <br><br>La vection circulaire semble induire les sympt\u00f4mes de malaises dus au mal des transports chez environ 60% des participants en bonne sant\u00e9 (Hettinger, 2002). Ce type de malaises a \u00e9t\u00e9 traditionnellement attribu\u00e9s \u00e0 l\u2019existence de conflits entre l\u2019information des syst\u00e8mes sensoriels en lien avec l\u2019orientation et la perception de nos propres mouvements. <\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Le syst\u00e8me proprioceptif<\/h5>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\"> Le&nbsp;syst\u00e8me proprioceptif est directement li\u00e9 au contr\u00f4le moteur du corps humain. Les signaux internes correspondant aux commandes des mouvements contribuent \u00e0 la vigilance proprioceptive et spatiale. <br><br>Lors d&#8217;une immersion virtuelle, le contr\u00f4le et la perception du mouvement d\u00e9pendent beaucoup du syst\u00e8me proprioceptif (lien entre le d\u00e9sir de faire un certain mouvement et le mouvement m\u00eame). Les environnements virtuels peuvent mener \u00e0 des erreurs perceptuelles et motrices jusqu\u2019\u00e0 ce que l\u2019adaptation interne \u00e0 ce nouvel environnement soit effectu\u00e9e. Cette adaptation peut prendre de 30 \u00e0 60 secondes (Stanney et al. 2002) et semble se poursuivre apr\u00e8s l\u2019immersion. Lorsqu\u2019un utilisateur s\u2019est adapt\u00e9 \u00e0 l\u2019environnement virtuel et qu\u2019il revient faire les m\u00eames mouvements dans l\u2019environnement r\u00e9el, l\u2019adaptation au virtuel peut \u00eatre encore pr\u00e9sente, ce qui peut causer des effets secondaires ou \u00ab&nbsp;<em>after-effects<\/em>&nbsp;\u00bb. Ces effets secondaires peuvent inclure : l\u2019ex\u00e9cution d\u00e9vi\u00e9e d\u2019un membre et du mouvement g\u00e9n\u00e9ral du corps, des erreurs proprioceptives, un estimation erron\u00e9e des forces ext\u00e9rieures ou une mauvaise localisation visuel et auditif (DiZio &amp; Lackner, 2002).<br><br>Plusieurs environnements virtuels peuvent introduire chez l\u2019humain un r\u00e9arrangement sensori-moteur qui se r\u00e9sulte en cybermalaises, suivi d\u2019une adaptation proprioceptive \u00e0 cet environnement. Au retour dans l\u2019environnement r\u00e9el, les syst\u00e8mes doivent de r\u00e9adapter, ce qui cause des effets secondaires apr\u00e8s l\u2019immersion (Welch, 2002).<br><br>Il existe deux facettes importantes au syst\u00e8me proprioceptif pouvant contribuer \u00e0 l\u2019adaptation : (1) la sensation intuitive de la position et l\u2019orientation du corps et (2) la sensation de force ou d\u2019effort. Ce syst\u00e8me comprend une interaction de signaux aff\u00e9rents et eff\u00e9rents \u00e0 propos d\u2019un membre, de la position corporelle et d\u2019un mouvement, des repr\u00e9sentations internes du sch\u00e9ma corporel, de l\u2019orientation spatiale et de la repr\u00e9sentation des contraintes environnementales. Tout cela peut provoquer diff\u00e9rents types d\u2019effets secondaires. Les principes qui gouvernent la sp\u00e9cificit\u00e9 de l\u2019adaptation sont \u00e0 la source de la compr\u00e9hension du type d\u2019effets secondaires qui seront ressentis lorsque l\u2019utilisateur reviendra dans le monde r\u00e9el pour y effectuer ses activit\u00e9s quotidiennes.<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Th\u00e9ories explicatives des cybermalaises<\/h5>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\">1- <strong>th\u00e9orie du conflit entre les syst\u00e8mes sensoriels :<\/strong><br>La th\u00e9orie du conflit sensoriel est pr\u00e9sentement la plus accept\u00e9e pour expliquer l\u2019apparition des sympt\u00f4mes caus\u00e9 par le d\u00e9placement. Cette th\u00e9orie suppose que l\u2019orientation de l\u2019humain dans un espace tri-dimensionnel est bas\u00e9e sur un minimum de quatre entr\u00e9es d\u2019informations sensorielles dans le syst\u00e8me nerveux central : (1) les organes otolithes offrent de l\u2019information concernant l\u2019acc\u00e9l\u00e9ration lin\u00e9aire, de la v\u00e9locit\u00e9 et l\u2019inclinaison; (2) l\u2019information sur l\u2019acc\u00e9l\u00e9ration angulaire est fournie par les canaux semi-circulaires; (3) le syst\u00e8me visuel donne l\u2019information concernant l\u2019orientation corporelle en respect avec la sc\u00e8ne visuelle; (4) les syst\u00e8mes du toucher, de pression et kinesth\u00e9sique fournient l\u2019information \u00e0 propos des membres et de la position corporelle. Quand l\u2019environnement est alt\u00e9r\u00e9 de fa\u00e7on \u00e0 ce que l\u2019information des syst\u00e8mes sensoriels ne concorde pas les patterns d\u00e9j\u00e0 mis en place, des sympt\u00f4mes peuvent alors appara\u00eetre (Harm, 2002). Cette th\u00e9orie est g\u00e9n\u00e9ralement bonne mais elle explique peu en d\u00e9tails certaines situations particuli\u00e8res, par exemple, lorsque l\u2019utilisateur vit un conflit sensoriel mais aucun malaise. De plus, cette th\u00e9orie rend difficile la possibilit\u00e9 de quantifier le conflit ou d\u2019expliquer les m\u00e9canismes sous-jacents. Elle n\u2019inclue pas le conflit sensori-moteur ou d\u2019explication sur comment l\u2019adaptation peut se faire sans conflit.<br><br>La d\u00e9sorientation et les naus\u00e9es, par exemple, semblent caus\u00e9es par un conflit entre l\u2019information re\u00e7ue dans le cerveau par plusieurs syst\u00e8mes sensoriels. Le mouvement corporel est per\u00e7u par des m\u00e9canismes visuel, vestibulaire et proprioceptif. En l\u2019absence d\u2019\u00e9l\u00e9ments visuels (p. ex. noirceur, brouillard), l\u2019orientation et le mouvement de la t\u00eate sont d\u00e9tect\u00e9s par le syst\u00e8me vestibulaire. En situation normale, les informations provenant de ces syst\u00e8mes concordent parfaitement. Mais en r\u00e9alit\u00e9 virtuelle, les yeux indiquent que la personne se d\u00e9place alors que les syst\u00e8mes vestibulaire et proprioceptif indiquent que non. La situation inverse se produit lorsqu\u2019on lit alors que la voiture se d\u00e9place. Ainsi, lorsqu\u2019il y a apparition de conflits sensoriels, la personne peut ressentir des cybermalaises.<br><br>Toutefois, certains probl\u00e8mes ont \u00e9t\u00e9 soulev\u00e9s \u00e0 travers les ann\u00e9es incluant les raisons expliquant pourquoi seulement certains types de conflits sont reli\u00e9s aux naus\u00e9es, pourquoi le m\u00eame conflit ne se pr\u00e9sente pas chez tous les individus (ou pour le m\u00eame individu dans diverses circonstances), et comment quantifier le degr\u00e9 de conflit pr\u00e9sent dans une situation donn\u00e9e en lien avec la fr\u00e9quence et la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 des malaises dus au d\u00e9placement. Stroffregen et Riccio (1991) ont propos\u00e9 une explication alternative prometteuse, sugg\u00e9rant que les malaises dus au d\u00e9placement, qu\u2019il se manifestent dans un environnement virtuel ou r\u00e9el, r\u00e9sultent d\u2019une interruption des activit\u00e9s normales du contr\u00f4le postural. Toutefois la th\u00e9orie du conflit sensoriel semble avoir de la valeur dans l\u2019explication de plusieurs situations qui r\u00e9sultent en un d\u00e9sordre postural prolong\u00e9 et\/ou de malaises dus au d\u00e9placement. Il est possible que les deux th\u00e9ories soient correctes et que ce type de malaise, incluant l\u2019induction par la vection, r\u00e9sultent ultimement de l\u2019interruption inhabituelle du cycle normal et la perception et de l\u2019action.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\"><strong>2- La th\u00e9orie sur l\u2019intoxication<\/strong>: <br>selon Treisman (1977), sugg\u00e8re que les m\u00e9canismes provoquant les malaises dus au d\u00e9placement r\u00e9sultent d\u2019une r\u00e9ponse corporelle visant \u00e0 retirer les toxines de l\u2019estomac (Harm, 2002). Treisman croit que le mouvement est simplement un stimulus artificiel qui active ces m\u00e9canismes ou, plus sp\u00e9cifiquement, que les mouvements provoqu\u00e9s agissent sur les m\u00e9canismes cr\u00e9\u00e9s et d\u00e9velopp\u00e9s pour r\u00e9pondre aux d\u00e9rangements physiologiques produits par les toxines absorb\u00e9es. L\u2019activit\u00e9 neurologique, permettant la coordination de l\u2019entr\u00e9e d\u2019information de tous les syst\u00e8mes sensoriels afin de contr\u00f4ler les membres du corps et les mouvements oculaires, serait troubl\u00e9e par les effets des neurotoxines. Par cons\u00e9quent, le d\u00e9rangement de cette activit\u00e9 par les mouvements non-naturels est interpr\u00e9t\u00e9 comme une indication de l\u2019absorption de toxines qui active le m\u00e9canisme produisant la r\u00e9ponse \u00e9m\u00e9tique. Money et al. (1996) pr\u00e9cisent que les malaises dus au d\u00e9placement sont une intoxication, initi\u00e9e par le syst\u00e8me vestibulaire, comprenant deux ph\u00e9nom\u00e8nes majeurs : la r\u00e9ponse de l\u2019estomac qui se vide (contr\u00f4le parasympathique) et la r\u00e9ponse de stress (contr\u00f4le sympathique). Le syst\u00e8me vestibulaire serait impliqu\u00e9 dans la r\u00e9gulation du syst\u00e8me nerveux autonome, malgr\u00e9 que la proc\u00e9dure reste incertaine. Une critique concernant la th\u00e9orie sur l\u2019intoxication concerne le temps requis pour une toxine d\u2019affecter les m\u00e9canismes vestibulaires (Harm, 2002). Il semble que la dur\u00e9e serait trop longue pour permettre l\u2019efficacit\u00e9 du vomissement pour \u00e9liminer les toxines dans la r\u00e9gion gastro-intestinale, ainsi serait l\u2019une des derni\u00e8res options de d\u00e9fense contre l\u2019intoxication.<br><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\"><strong>3- Th\u00e9orie \u00e9cologique:<\/strong><br>Elle sugg\u00e8re que les malaises dus au mal des transports sont caus\u00e9s par une instabilit\u00e9 posturale prolong\u00e9e, ce qui contredit la th\u00e9orie sur le conflit entre les syst\u00e8mes sensoriels. Cette approche est bas\u00e9e sur la perception et l\u2019action, o\u00f9 les interactions entre l\u2019humain et l\u2019environnement sont au centre du probl\u00e8me. Riccio et Stoffregen (1991) reconnaissent l\u2019existence d\u2019un changement dans la stimulation sensorielle \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de situations provocatrices, mais ceux-ci sont d\u00e9termin\u00e9s par des changements sur la fa\u00e7on dont l\u2019environnement g\u00eane le contr\u00f4le de la posture. La dur\u00e9e et l\u2019intensit\u00e9 de l\u2019instabilit\u00e9 pr\u00e9disent l\u2019intensit\u00e9 des sympt\u00f4mes.<br> <br>Il existe aussi quelques limites \u00e0 cette approche. Premi\u00e8rement, cette th\u00e9orie ne permet pas d\u2019expliquer enti\u00e8rement pourquoi les individus avec des probl\u00e8mes au niveau du labyrinthe (oreille interne) ne ressentent pas de malaises dus au d\u00e9placement. Deuxi\u00e8mement, celle-ci n\u2019offre pas d\u2019explication sur les m\u00e9canismes impliqu\u00e9s et leur fonctionnement. Finalement, cette approche n\u2019offre pas d\u2019explication claire sur les raisons expliquant pourquoi l\u2019instabilit\u00e9 posturale cause des malaises dus au d\u00e9placement. <br> <br>En conclusion, les trois th\u00e9ories ainsi que leur limites pour expliquer les malaises dus au mal des transports d\u00e9montrent bien la complexit\u00e9 de ce ph\u00e9nom\u00e8ne. Les th\u00e9ories sur le conflit entre les syst\u00e8mes sensoriels et la th\u00e9orie \u00e9cologique tentent, de leur c\u00f4t\u00e9, d\u2019expliquer les conditions sous-jacentes \u00e0 ce type de malaise mais n\u2019offrent aucune raison concernant l\u2019apparition les sympt\u00f4mes, tandis que la th\u00e9orie sur l\u2019intoxication tente d\u2019en expliquer les causes \u00e9volutionnaires. Toutefois, ces diff\u00e9rences n\u2019emp\u00eachent pas que ces th\u00e9ories ne s\u2019opposent pas n\u00e9cessairement; les auteurs s\u2019entendent pour dire que les conditions provoquant les sympt\u00f4mes impliquent l\u2019information sensorielle multimodale, mais leur point de vue diff\u00e8re lorsque l\u2019on tente de comprendre d\u2019o\u00f9 vient l\u2019information de ces modalit\u00e9s sensorielles (Harm, 2002). <\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Facteurs susceptibles d&#8217;influencer les cybermalaises<\/h5>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\">Il existe trois cat\u00e9gories de facteurs susceptibles d\u2019influencer l\u2019intensit\u00e9 des cybermalaises g\u00e9n\u00e9r\u00e9s par un environnement virtuel (psicologia.net; North et al., 1995; Stanney, 1998): les caract\u00e9ristiques des sujets, les caract\u00e9ristiques du syst\u00e8me et les caract\u00e9ristiques li\u00e9es aux t\u00e2ches demand\u00e9es.  Pour le moment, ces facteurs nous servent de guide quant \u00e0 l&#8217;application de la th\u00e9rapie virtuelle. Cependant, le d\u00e9veloppement d\u2019une th\u00e9orie causale du cybermalaise permettrait de mieux pr\u00e9dire une combinaison de facteurs susceptibles de cr\u00e9er des effets secondaires suite \u00e0 une exposition virtuelle (Stanney et al., 1995). Malgr\u00e9 que plusieurs suggestions aient \u00e9t\u00e9 amen\u00e9es pour expliquer l\u2019origine des cybermalaises, il n\u2019existe toujours pas de th\u00e9orie d\u00e9finitive \u00e0 ce sujet.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\"><strong>1- Caract\u00e9ristiques du sujet:<\/strong><br><strong>a)Physiques<\/strong>: l\u2019\u00e2ge (moins de 12 ans), le sexe (f\u00e9minin), l\u2019origine ethnique (Chine), la stabilit\u00e9 posturale et l\u2019\u00e9tat de sant\u00e9 (insomnie, otite, m\u00e9dicaments).<br><strong>b) Exp\u00e9rience<\/strong>&nbsp;avec la r\u00e9alit\u00e9 virtuelle et les t\u00e2ches \u00e0 faire (les cybermalaises diminuent avec l\u2019exp\u00e9rience).<br><strong>c)Perceptions<\/strong>: le style, le degr\u00e9 de concentration et l\u2019habilet\u00e9 \u00e0 effectuer des rotations mentales.<br><br>Le niveau et le type d\u2019effet secondaire varient grandement parmi les utilisateurs de syst\u00e8mes de r\u00e9alit\u00e9 virtuelle. Certains sujets semblent ressentir un bref malaise au d\u00e9part pour ensuite s\u2019adapter, tandis que d\u2019autres ressentent les sympt\u00f4mes plus lentement. Selon Howart et Costello (1996), certains sujets rapportent une augmentation lin\u00e9aire des sympt\u00f4mes lors de la p\u00e9riode d\u2019immersion; ceci pourrait sugg\u00e9rer qu\u2019ils auraient plus de difficult\u00e9 \u00e0 s&#8217;adapter au nouvel environnement (au niveau comportemental ou neurobiologique) que d\u2019autres personnes, cette difficult\u00e9 d\u2019adaptation diminuant cependant consid\u00e9rablement avec l\u2019exp\u00e9rience et l\u2019habituation. <br><br>L\u2019\u00e2ge semble aussi influencer la susceptibilit\u00e9 aux cybermalaises. Riva et al. (Psicologia.net) sugg\u00e8re que cette sensibilit\u00e9 serait plus grande chez les enfants de deux \u00e0 12 ans et qu\u2019elle aurait tendance \u00e0 diminuer rapidement entre 12 et 21 ans, puis plus lentement par la suite. Une hypoth\u00e8se possible porterait sur le fait que les aptitudes techniques (p. ex. visualisation spatiale, orientation, m\u00e9moire spatiale, etc.) sont moins d\u00e9velopp\u00e9es chez les enfants. Les \u00e9tudes cit\u00e9es par North et al. (1996) sugg\u00e8rent que ces difficult\u00e9s rencontr\u00e9es pourraient \u00eatre particuli\u00e8rement li\u00e9es aux habilet\u00e9s de navigation dans le monde virtuel. Dans ce cas-ci, une assistance plus directive est recommand\u00e9e pour assurer et maintenir la navigation spatiale. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\"><strong>2- Caract\u00e9ristiques du syst\u00e8me<\/strong><br><strong>a) L\u2019\u00e9cran<\/strong>: la luminosit\u00e9, les contrastes et la r\u00e9solution spatiale doivent \u00eatre ajust\u00e9s en fonction de la t\u00e2che \u00e0 faire pour atteindre le niveau de performance optimale; le clignotement de certains \u00e9crans (&#8220;flicker&#8221;) \u00e0 une fr\u00e9quence de 8 \u00e0 12 Hertz peut devenir d\u00e9concentrant et contribuer \u00e0 la fatigue des yeux. Toutefois, l\u2019\u00e9quipement utilis\u00e9 actuellement ne pose que peu ou pas de probl\u00e8mes \u00e0 ce niveau.<br><strong>b) Poids du casque<\/strong>: il peut y avoir une augmentation des sympt\u00f4mes physiques lorsque le sujet porte un casque lourd trop longtemps (Howarth, &amp; Costello, 1996). Cependant, l\u2019\u00e9quipement devenant de plus en plus sophistiqu\u00e9, ce probl\u00e8me peut \u00eatre \u00e9vit\u00e9 par le port d\u2019un casque plus l\u00e9ger.<br><strong>c)Retard temporel<\/strong>: le retard entre les mouvements de la t\u00eate et l\u2019image correspondante sur l\u2019\u00e9cran est aussi une source de conflit entre la perception visuelle et vestibulaire. Ce conflit peut se pr\u00e9senter soit lorsque la stimulation visuelle est pr\u00e9sente en l\u2019absence de stimulation vestibulaire, soit lorsqu\u2019il existe un d\u00e9lai entre les sensations vestibulaires du mouvement et le mouvement per\u00e7u \u00e0 l\u2019\u00e9cran ou encore lorsque le mouvement de la sc\u00e8ne visuelle est d\u00e9form\u00e9 comparativement aux mouvements de la t\u00eate. Ici aussi, la puissance des \u00e9quipements permet l\u2019\u00e9limination de ce probl\u00e8me.<br>d) \u00ab&nbsp;<strong>Stress visuel&nbsp;<\/strong>\u00bb (<em>&#8220;visual stress&#8221;<\/em>): l\u2019utilisation d\u2019un \u00e9cran st\u00e9r\u00e9oscopique peut provoquer un stress visuel, car tout changement minime de la position du casque sur la t\u00eate peut cr\u00e9er un changement important au niveau du degr\u00e9 de convergence des yeux (&#8220;gaze angle&#8221;). Ceci peut \u00eatre solutionn\u00e9 par le port d\u2019un casque se positionnant de fa\u00e7on plus stable sur la t\u00eate. L\u2019utilisation d\u2019un \u00e9cran bi-oculaire ne semble pas cr\u00e9er ce genre de stress visuel (Mon-Williams et al., 1998).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\"><strong>3- Caract\u00e9ristiques de la t\u00e2che:<\/strong><br>a)  <strong>Contr\u00f4le des mouvements<\/strong>&nbsp;: Le contr\u00f4le des mouvements dans l\u2019environnement virtuel diminue l\u2019apparition des sympt\u00f4mes ainsi que la vitesse des mouvements. <br>b) <strong>Caract\u00e9ristiques de l\u2019image visuelle<\/strong>: Les diff\u00e9rentes caract\u00e9ristiques de l&#8217;image peuvent aussi diminuer l\u2019apparition de sympt\u00f4mes telles que la qualit\u00e9 du champ de vision, le contenu de la sc\u00e8ne et\/ou de la r\u00e9gion observ\u00e9e, etc. <br>c)  <strong>Interaction avec la t\u00e2che<\/strong>: une dur\u00e9e de moins de 10 minutes ou de plus de 40 minutes peut influencer l&#8217;appartition de naus\u00e9es; la station assise est pr\u00e9f\u00e9rable \u00e0 la station debout, etc. <\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Contr\u00f4ler les cybermalaises<\/h5>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\">En plus de l&#8217;avancement technologique, certaines pr\u00e9cautions g\u00e9n\u00e9rales peuvent aussi \u00eatre prises afin d&#8217;att\u00e9nuer l&#8217;intensit\u00e9 des cybermalaises au cours d&#8217;une s\u00e9ance de th\u00e9rapie virtuelle : <br><br>1- Expliquer aux sujets la diff\u00e9rence entre les sympt\u00f4mes d&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 et ceux reli\u00e9s aux cybermalaises (directement li\u00e9s \u00e0 l&#8217;environnement virtuel). Si la personne ressent un malaise important reli\u00e9 \u00e0 l&#8217;adaptation au virtuel (et non reli\u00e9 aux sympt\u00f4mes d&#8217;anxi\u00e9t\u00e9), la session se termine imm\u00e9diatement. Cette r\u00e8gle ne s&#8217;applique pas n\u00e9cessairement pour l&#8217;exposition in vivo puisque le fait de terminer la session pourrait donner la chance \u00e0 l&#8217;individu d&#8217;\u00e9viter les situations phobog\u00e8nes.<br><br>2- La dur\u00e9e de l&#8217;exposition est de 20 \u00e0 30 minutes et le client devrait attendre une vingtaine de minutes apr\u00e8s la s\u00e9ance avant de quitter.<br><br>3- Les gens souffrant de probl\u00e8mes m\u00e9dicaux s\u00e9rieux (probl\u00e8mes cardiaques, \u00e9pilepsie), de troubles psychotiques ou ayant consomm\u00e9 des psychotropes induisant des effets physiologiques ou psychologiques importants ne devraient pas participer \u00e0 des s\u00e9ances de r\u00e9alit\u00e9 virtuelle.<br><br>4- Asseoir les participants sur une chaise ou placer une rampe pour qu&#8217;ils puissent s&#8217;y tenir. Il est aussi possible de positionner le casque afin qu&#8217;ils puissent voir leur corps partiellement.<br><br>5- Ajuster l\u2019adapteur de l\u2019image (&#8220;tracker&#8221;) en fonction de la sensibilit\u00e9 du client. Si l\u2019image est trop rapide ou inversement s\u2019il y a trop de retard entre le mouvement de la t\u00eate et celui de l\u2019image, le th\u00e9rapeute peut ajuster la vitesse pour diminuer l\u2019intensit\u00e9 des cybermalaises. De plus, il est pr\u00e9f\u00e9rable d&#8217;ouvrir l&#8217;appareil cinq minutes avant de d\u00e9buter la session et de poser le casque \u00e0 l&#8217;horizontale sur la t\u00eate du client pour \u00e9viter que l&#8217;image se d\u00e9place trop rapidement ou dans un angle diff\u00e9rent lors de la mise en place du casque.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\">En suivant ces pr\u00e9cautions, le degr\u00e9 d&#8217;immersion diminue, mais le degr\u00e9 de s\u00e9curit\u00e9 psychologique et physique de l&#8217;individu augmente, rendant ainsi le risque d&#8217;inconfort \u00e0 son minimum (North et al., 1996). <br> <br>En plus de ces recommandations g\u00e9n\u00e9rales, notre Laboratoire a d\u00e9velopp\u00e9 un protocole plus complet afin de favoriser la r\u00e9duction des cybermalaises, permettant ainsi au th\u00e9rapeute d&#8217;assurer au participant un contr\u00f4le maximal et s\u00e9curitaire (voir le&nbsp;<a rel=\"noreferrer noopener\" aria-label=\" (opens in a new tab)\" href=\"https:\/\/cyberpsy.uqo.ca\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/proto_fr.pdf\" target=\"_blank\">protocole long<\/a>&nbsp;et le&nbsp;<a href=\"https:\/\/cyberpsy.uqo.ca\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/cybermalaise_fr.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\" aria-label=\" (opens in a new tab)\">protocole bref<\/a>) <\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">R\u00e9f\u00e9rences<\/h5>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\" style=\"font-size:11px\">DiZio, P., &amp; Lackner, J.R. (2002). Proprioceptive adaptation and aftereffects. In K.M. Stanney (Eds.)&nbsp;<em>Handbook of virtual environments: Design, implementation, and applications<\/em>&nbsp;(pp. 751-771). Mahwah : IEA <br><br>Kennedy, R.S., Lane, N.E., Berbaum, K.S., &amp; Lilienthal, M.G. (1993). Simulator Sickness Questionnaire: An enhanced method for quantifying simulator sickness.&nbsp;<em>International Journal of Aviation Psychology<\/em>,&nbsp;<em>3<\/em>(3), 203-220. <br><br>Harm, D.L. (2002). Motion sickness neurophysiology, physiological correlates, and treatment. InK.M. Stanney (Eds.)&nbsp;<em>Handbook of virtual environments: Design, implementation, and applications<\/em>&nbsp;(pp. 637-661). Mahwah : IEA.<br><br>Hettinger, L.J. (2002). Illusory self-motion in virtual environments. In K.M. Stanney (Eds.)&nbsp;<em>Handbook of virtual environments: Design, implementation, and applications<\/em>&nbsp;(pp.471-491). Mahwah : IEA.<br><br>Lawson, B.D., Graeber, D.A., &amp; Mead, A.M. (2002). Signs and symptoms of human syndromes associated with synthetic experience. In K.M. Stanney (Eds.)&nbsp;<em>Handbook of virtual environments: Design, implementation, and applications&nbsp;<\/em>(pp. 589-618). Mahwah : IEA<br><br>Marieb, E.N., &amp; Laurendeau, G. (1993).&nbsp;<em>Anatomie et physiologie humaine<\/em>. St-Laurent : ERPI.<br><br>May, G.J., &amp; Badcock, D.R. (2002). Vision and virtual environments. In K.M. Stanney (Eds.)&nbsp;<em>Handbook of virtual environments: Design, implementation, and applications<\/em>&nbsp;(pp. 589-618). Mahwah : IEA.<br><br>Money, K.E., Lackner, J., &amp; Cheung, R. (1996). The autonomic nervous system and motion sickness. In B.J. Yates &amp; A.D. Miller (Eds.).&nbsp;<em>Vestibular autonomic regulation<\/em>&nbsp;(pp.147-163). Boca Raton, FL: CRC Press.<br><br>Riccio, G.E., &amp; Stoffrengen, T.A. (1991). An ecological theory of motion sickness and postural instability.&nbsp;<em>Ecological Psychology, 3,<\/em>&nbsp;195-240.<br><br>Soci\u00e9t\u00e9 internationale de r\u00e9habilitation vestibulaire (2002).&nbsp;<em>Le labyrinthe membraneux et osseux.<\/em>. Retreived on August 22, 2002, from: http:\/\/www.vestib.org\/chap4anatphysio\/omivestib.htm.<br><br>Stanney, K.M., Kennedy, R.S., &amp; Kingdon, K. (2002). Virtual environment usage protocols. In K.M. Stanney (Eds.)&nbsp;<em>Handbook of virtual environments: Design, implementation, and applications<\/em>&nbsp;(pp.721-730). Mahwah : IEA.<br><br>Stoffregen, T.A., Draper, M.H., Kennedy, R.S., &amp; Compton, D. (2002). Vestibular adaptation and aftereffects. In K.M. Stanney (Eds.)&nbsp;<em>Handbook of virtual environment : Design, implementation, and applications<\/em>&nbsp;(pp. 773-790). Mahwah : IEA.<br><br>Stoffrengen, T.A., &amp; Riccio, G.E. (1991). An ecological critique of the sensory conflict theory on motion sickness.&nbsp;<em>Ecological Psychology, 3<\/em>, 151-194.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\" style=\"text-align:right\"><a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/cyberpsy.uqo.ca\/\" target=\"_blank\">Accueil<\/a> | <a href=\"https:\/\/cyberpsy.uqo.ca\/index.php\/cybersickness\/\">English<\/a>  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Accueil | English D\u00e9finition Les cybermalaises s\u2019apparentent aux malaises dus au mal des transports (\u00ab motion sickness \u00bb) et se produisent pendant ou suite \u00e0 l\u2019immersion virtuelle. On croit qu\u2019ils proviennent surtout d\u2019un conflit entre trois syst\u00e8mes sensoriels: visuel, vestibulaire et proprioceptif. Les yeux per\u00e7oivent un mouvement, qui peut \u00eatre d\u00e9cal\u00e9 de quelques millisecondes avec &hellip; <\/p>\n<p class=\"link-more\"><a href=\"https:\/\/cyberpsy.uqo.ca\/index.php\/cybermalaises\/\" class=\"more-link\">Continue reading<span class=\"screen-reader-text\"> &#8220;Cybermalaises&#8221;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-129","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/cyberpsy.uqo.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/129","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/cyberpsy.uqo.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/cyberpsy.uqo.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/cyberpsy.uqo.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/cyberpsy.uqo.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=129"}],"version-history":[{"count":10,"href":"https:\/\/cyberpsy.uqo.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/129\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":918,"href":"https:\/\/cyberpsy.uqo.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/129\/revisions\/918"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/cyberpsy.uqo.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=129"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}